La prise en charge du mélanome malin évolue de plus en plus vers des stratégies péri-opératoires personnalisées. Alors qu’en situation adjuvante dans les stades III, KEYNOTE-942 rajoute au pembrolizumab une thérapie ciblée par néoantigènes, véhiculés par ARN messager, NeoINR et NeoReNi II confirment l’intérêt de l’approche néoadjuvante, potentiellement pour les stades II B/C, en dépit des défis de sélection, de toxicités, de coûts et de risque de surtraitement. RAMPART, ADAM et STAMP renforcent la place de l’immunothérapie, alors que OBX-115 et l’anzu-cel ouvrent enfin de nouvelles perspectives de thérapie cellulaire. Dans le mélanome uvéal HLA-A*02:01 négatif, l’association de darovasertib + crizotinib pourrait devenir une option majeure.
Apalutamide, abémaciclib, selpercatinib, ivonescimab et daraxonrasib démontrent des bénéfices sans précédent en survie, contrôle de la maladie et tolérance, ouvrant la voie à de nouvelles références thérapeutiques pour des cancers associés à un pronostic sombre. Ces résultats soulignent aussi l’importance cruciale du profilage moléculaire précoce et de la personnalisation thérapeutique, pilier de l’oncologie de demain.
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