Protonthérapie : le consortium ParTICLe s’élargit

Mercredi, lors de l’installation du deuxième cyclotron au centre de protonthérapie ParTICLe à Leuven, le Dr Jean-François Daisne, chef du service de radiothérapie de la Clinique et Maternité Sainte-Elisabeth de Namur, a profité de l’occasion pour annoncer que son institution se ralliait au Comité de pilotage du Consortium ParTICLe.

ParTICLe est un consortium de UZ Leuven/KU Leuven et de l’UCL/Cliniques Universitaires Saint-Luc, soutenu par l’UZ Gent, l’UZ Antwerpen et l’UZ Brussel. Le consortium établira un centre commun interuniversitaire pour le traitement et la recherche de la protonthérapie qui se déroulera dans le contexte d’une collaboration médicale et stratégique solide entre tous les partenaires et centres intéressés.

CMSE : seul hôpital francophone à s’être rallié

Pour l’instant, chef de service du seul hôpital francophone à avoir signé un accord avec ParTICLe, le Dr Daisne était particulièrement enthousiaste : « Aujourd’hui est un jour important car l’arrivée des cyclotrons signifie que le projet se concrétise. Le fait que nous ayons rejoint le comité de pilotage du consortium est aussi extrêmement important pour nous car cela veut dire que nous participerons aussi activement à l’élaboration des itinéraires cliniques, de protocoles, etc. »

Cette collaboration devrait rapidement se concrétiser sur le terrain. Un radiothérapeute de la Clinique Sainte-Elisabeth de Namur sera dégagé à 2/10 pour être physiquement présent sur place à Leuven. « A terme, il y aura autant de médecins flamands que francophones au sein de ParTICLe, dont un médecin détaché du CHU-UCL-Namur, site Ste-Elisabeth. L’objectif est de pouvoir permettre à tous les patients francophones d’être traités dans leur langue maternelle dans le centre qui concentrera l’expertise au niveau belge », rapporte Jean-François Daisne, qui invite les autres institutions d’ailleurs à les rejoindre également.

Des contacts avec le Centre Oscar Lambret

Par ailleurs, le Pr Vincent Grégoire, radiothérapeute et coordinateur médical u projet pour les Cliniques Universitaires Saint-Luc, ajoute encore que des contacts sont également pris avec le Centre Oscar Lambret à Lilles, qui peut se targuer d’avoir une activité de radiothérapie pédiatrique importante. « Lille-Louvain, c’est plus court que Lille-Paris. Donc, ils sont particulièrement intéressés. Nous utiliserons le cas échéant les conventions qui existent déjà ou d’autres conventions qui seront à créer, mais ce n’est pas insurmontable. Ce sont des détails – certes importants – mais cela se met très facilement en place ».

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